Arnaud Chérubin – Lauréat du prix du Meilleur Entrepreneur des Trophées de la Nuit 2009
La quarantaine éclatante, grand sourire aux lèvres et toujours habillé avec soin, c’est avec sa voix portante qu’Arnaud Chérubin (un peu tchadien, un peu Alsacien et un peu Martiniquais mais surtout notre invité) vient à notre rendez-vous dans les locaux de l’agence Well Communication.
Assis, souriant, à l’aise ( après tout c’est son second interview en tant que roi de la nuit Toulousaine),il nous salue et nous, ben on fait de même ! Et après l’échange de politesses et de deux trois petites blagues, il est temps de commencer les questions avec celui appelé « The King of the Night » de Toulouse !
Etudiant en fac d’eco, Arnaud Chérubin organisait déjà des soirées pour ses potes dans des salles de fêtes, mais c’est en Avril 1997 que tout commence avec le Carnaval !!
Fin gastronome et attaché à la bonne chère, il lance en 2001 les deux Pachas en même qu’il crée le White Room à Marakech !
Et cela ne s’arrête pas puisqu’il crée en Septembre 2005 l’Ubu et en 2008 l’Envol !
Et sa connaissance dans le monde de la nuit n’ont pas échappée aux fameuses Férias de fenouillet auxquelles il a participé.
C’est sa passion et sa réussite au cœur du milieu de la nuit qui lui ont value le trophée du meilleur entrepreneur 2009 ainsi que l’origine de cette rencontre.
BT : Alors, qu’est ce que ça fait d’être élu meilleur entrepreneur de France des Trophées de la nuit ?
C’est une grande fierté pour moi, c’est super pour la ville !
Même si Paris Nuit est un magazine parisien, c’est une institution dans ce milieu!
Suite à un coup de téléphone, j’ai appris que j’étais nominé, et c’est plus tard que j’ai gagné le trophée de la nuit du meilleur entrepreneur. C’est autant une joie pour moi que pour le personnel de mes établissements qui se sont vus récompensés à travers ce trophée ! Mais aussi à tous ceux qui m’ont soutenu, et aidé dans cette aventure!
Par ailleurs le fait d’avoir été récompensé, prouve aux professionnels que certains Toulousains se démarquent, il faut faire l’effort ça vaut le coup, Toulouse est une ville festive, et il y a énormément de possibilités…
À travers ce titre, la ville de Toulouse gagne un peu de renommée et montre aux yeux de tous notre amour de la fête.
Car il n’ y avait pas que moi de sélectionné ; le Charleston a gagné le titre de meilleur « AfterWork 2009 » et le festival Inox nominé pour le meilleur « festival ».
BT : Qu’est ce qui t’as donné envie de t’investir dans le milieu de la nuit de notre ville rose ?
Tout a commencé lors de nos soirées étudiantes : alcool à volonté, deux gars à la porte, un pote à la sono avec une pile de cd…. Et les gens étaient heureux de dépenser de l’argent, car ils venaient pour s’amuser, et repartaient heureux…
C’est ce plaisir qu’on donne aux gens qui m’a donné envie de me lancer dans le monde de la nuit. J’étais fait pour ça et ça me plaisait ! (Expérience professionnelle antérieure de porte-à-porte qui fût cauchemardesque)
BT : Quelle est ta vision du travail dans le monde de la nuit Toulousaine ?
Le monde de la nuit, c’est différent des autres métiers commerciaux.
C’est un métier pas facile ; les horaires, le rythme, …
Mais ce que je retiens c’est que travailler dans le monde de la nuit à Toulouse, c’est assez familial car les clients connaissent soit les barmans, soit les patrons, ils se déplacent dans les établissements car ils se sentent un peu comme chez eux !
Et on fait tout pour qu’ils aient ce sentiment.
BT : Comment décrirais-tu les Toulousains en soirée ?
On a souvent des échos des villes extérieures comme Paris qui disent que Toulouse est une ville festive. Ce n’est pas trop sélectif, la musique est éclectique, y’en a pour tous les goûts, et y’en a des goûts à Toulouse …
Nous avons les moyens grâce à notre scène musicale de satisfaire tous les clients. Ce qui donne des Toulousains agréables, conviviaux et réceptifs aux efforts que l’on fait.
De manière générale, le Toulousain est bon vivant et souvent partant pour des soirées originales, il joue le jeu. Puis le Toulousain est un bon client dés qu’il a l’assurance de s’amuser puisque si on lui propose une offre au top ( soirées à thèmes, événement, alcool…) il ne rechigne pas à dépenser !
De plus les sorties du Jeudi, Vendredi et Samedi sont devenus des rituels, ce qui promet à chaque fois une ambiance au beau fixe !!
Non, vraiment le Toulousain est vraiment génial en soirée, et pas trop belliqueux. Que demander de plus ?!!
BT : Ton meilleur souvenir de soirée ?
Deux souvenirs me viennent immédiatement à l’esprit :
Le premier c’est une soirée au début du Carna, où l’on s’est retrouvé, l’équipe et une cinquantaine de clients à prendre des photos de groupe (style photo foot) avec un photographe professionnel venant pour la soirée ; convivialité, et camaraderie !
En plus du souvenir qui reste en tête, les photos qui elles vont bientôt devenir collector !!
Ensuite les années où les Olympiades du Carna ont eu lieux :
Le principe était simple ; un jury de 12 personnes, des équipes incontournable se prêtant au jeu (famille ingals venue à cheval, l’équipe de st tropez venue en cabriolet buvant des vodkas glace, les manouches et leur caravane…), des défis plus ridicules les uns que les autres, toute la journée, la grande paella du soir, et surtout les 200 personnes venant assister à ce grand n’importe quoi !!!
En plus, la plupart des participants étaient présents en soirée avec nous la veille…je vous laisse imaginer nos têtes à la fin de la journée et l’ambiance déjantée de ces olympiades.
Et lorsque tout ce petit monde revenait au Carna la semaine suivante, la tête pleine de souvenirs et d’anecdotes, je vous laisse imaginer…
BT : Quels sont les projets pour les trois établissements ? Des changements, des soirées spéciales… ?
Faire vivre a fond l’Envol, car c’est un site génial, et mérite plus que trois mois par an, et j’envisage de revenir en centre ville avec un établissement plus orienté « apéro »…
Propos recueillis par Alexandra Sesen et Roxane Mariller







