Hôtel Woodstock : les critiques de Gourcy
Hôtel Woodstock est une comédie qui ne montre pas l’événement Woodstock mais ses coulisses : la préparation de l’événement, la cohue, les embouteillages, la boue, la drogue, les ordures…
Hôtel Woodstock manque cruellement de rythme et on survole trop la musique (la bande son est pratiquement inexistante). On ne nous montre jamais le fameux concert (on le distingue au loin) et pas une seule fois, on entend les morceaux devenus légendaires. Ang Lee passe donc à côté de l’essentiel : la musique.
Dans Hôtel Woodstock, le héros ne s’appelle pas Joan Baez, Janis Joplin, Joe Cocker, Santana ou Jimi Hendrix, mais Elliot Tiber, le jeune propriétaire d’un motel en faillite délabré et qui va faire fortune grâce à l’initiation du concert. Petite histoire dans la grande histoire, ce drame gravite trop autour d’Elliot et de ses parents. Elliot n’assume pas vraiment son homosexualité (thème décidément récurrent dans la filmographie de Lee) et sa mère. Insupportable à chacune de ses apparitions à l’écran, elle représente la mère « cauchemardesque ». Egoïste et hystérique, c’est une radine prête à tout pour faire du fric au détriment de ces pauvres hippies venus de toute l’Amérique au nom de la fraternité et même de ses proches.
Woodstock a quarante ans… et le DVD « Woodstock, 3 jours de musique et de paix » vaut mieux que ce film pour revivre l’événement et s’évader au son de musiques folk, rock, blues et soul !








