Inglourious Basterds : Les critiques de Gourcy
Inglourious Basterds fait partie des films qui, sans plus de préliminaires, vous scotchent dans votre siège dès la première scène (l’une des plus logues jamais vue au cinéma). Prairies vallonnées, coupeur de bois au loin, patrouilles nazies qui approchent, guitare sèche à la Morricone et le film démarre comme « Il était une fois la seconde guerre mondiale dans la campagne de l’Ile-de-France » à la sauce western spaghetti revue et corrigée par la patte de Tarantino. S’ensuit pas moins de 25 minutes de dialogue entre un paysan français, monsieur Lapatite, et un officier nazi à l’inquiétante courtoisie. L’échange aimable se transforme alors en interrogatoire sans pitié avec alternance des langues et se termine de façon prévisible par un bain de sang.
Tarantino n’innove plus guère et suit toujours les mêmes recettes, mais ce sont les siennes, et il est le seul à savoir les exécuter.
Avec un récit surprenant dont beaucoup de libertés avec l’histoire et des dialogues décoiffants, Tarantino mélange la guerre, l’horreur, le western spaghetti pour concocter un film de guerre à la relecture décalée, comme s’il s’agissait de sauver l’humanité. Inglourious Basterds doit se regarder comme une fantaisie, comme un roman et non comme un récit de la seconde guerre mondiale.
Tarantino, par sa culture ciné et son goût des mélanges en tout genre nous sert un cocktail bien agité et vitaminé : cocktail d’acteurs détonnant, cocktail de boissons (lait, bière, champagne, whiskies), cocktail de langues et d’accents (les différentes langues du film créent non seulement du suspense, mais aussi de la comédie et de la sensualité, source de gags avec une scène d’anthologie où Brad Pitt se fait passer pour un italien), cocktail de musiques.
Inglourious Basterds : à boire et à reboire sans modération….








Il faut que j’aille le voir … il faut que j’aille le voir …il faut que j’aille le voir !! Raaaaaaaaaaaaaaa
Personnellement, j’ai pas du tout aimé ce film.
Le sentiment que l’ensemble des scènes du film ne mènent nulle part. la violence est gratuite, gore et facile et n’a rien du côté jubilatoire et décalé que l’on peut trouver dans « Pulp Fiction ». Brad Pitt est particulièrement ridicule. Le thème général semble vouloir être une forme d’alternative historique de revanche juive contre les nazis. La vengeance : bien taper sur la gueule de l’autre pour finir par être aussi con.
Un point positif malgrès tout pour la scène d’entrée et le Colonel SS (Christoph Waltz) qui est bien joué et qui représente le seul personnage crédible du film. A part ça, pas un plan intéressant, pas un dialogue stimulant.
2h30 pour ça, c’est clair que c’est long.
Tarentino m’a bien déçu depuis Pulp Fiction …