Thirst, ceci est mon sang : Les critiques de Gourcy
Avant tout, Thirst est à déconseiller à ceux que la vue du sang effraie. Il y en a des litres !
Outre le sang, la principale attraction de ce drame vampirique réside dans ses scènes érotico-gore, charnelles à l’extrême. Les scènes de sexe ont de quoi ressusciter les morts et resteront comme les plus érotiques et subversives de l’année 2009. Enfin, l’humour noir est lui aussi bel et bien présent tout au long du film !
Un prêtre en mission en Afrique s’inocule volontairement un vaccin qui le transforme en vampire. Dès lors, ce dernier doit soudainement faire face à une mutation éveillant en lui des sensations inconnues.
Après les ados américains de Twilight, c’est cette fois-ci un prêtre catholique sud-coréen qui devient donc assoiffé de sang. Park Chan-wook, réalisateur d’Old Boy, s’invite au bal des vampires et réussit à nous en mettre plein la vue en nous plongeant dans un univers trash.
Visuellement, Thirst est époustouflant avec une photo sublime. Scénaristiquement, ça coince un peu.
Après un démarrage en trombe passionnant et quasi-parfait, le récit s’étire un peu en longueur dans la deuxième moitié après le meurtre du mari réapparaissant sans cesse sous la forme d’un fantôme mouillé. On se perd alors dans du n’importe quoi scénaristique
Mais, c’est pour mieux être pardonné et préparer le terrain final. La dernière scène de ménage dantesque à la plage, la meilleure idée du film, mérite à elle seule la palme.







